Ernest Cline, Player one

¤ Cline Ernest,
Player one
2011
Edition Michel Lafon, 2013
Traduction de Arnaud Regnauld
Reçu en partenariat avec Michel Lafon le 10 janvier 2013
Merci donc aux équipes chargés des partenariats. 

¤ 4ème de couverture

2044. La Terre n’est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Il rêve secrètement d’être celui qui décrochera le gros lot…

James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, et trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands groupes corrompus, tous s’y sont cassé les dents.

Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme.

Êtes-vous prêt ?

 » Un veritable neard-gasme » The New York Time

« Harry Potter a grandi, et il est le player one » Huffington post

Ernest Cline est de religion geek. Après une carrière de cuistot dans un fast-food et d’employé de vidéoclub, il est retourné à ses premières amours et a écrit le scénario de Fan Boys. Avec Player One, il nous livre son premier roman.

¤ Citations

 » Tu es né à une sale période de l’histoire, et on dirait bien que ça ne va pas s’améliorer. La civilisation est « sur le déclin ». p.26

et bien tant ce livre regorge de citations toutes plus fun et réalistes les unes que les autres (c’en est même flippant)

¤ Avis

[enclanche la musique de Mario bross 3 sur NESS]

Player One, Ernest Cline…. ou comment s’éclater pendant pas loin de 400 pages. 407 précisement, remerciement et note sur l’auteur compris. 407 pages, un chapitre 0000 qui fait office de prologue puis 3 « niveaux » pour 39 chapitres… de quoi évoluer comme un personnage virtuel… 
un mot sur les citations et phrase en accroche de chaque partie tout d’abord car je les ai bien aimé.
Sous la dédicace en ouverture du livre tout d’abord : « Car il n’y a pas de carte de là où nous allons ». Les premiers mots de l’auteur sur ce qui va suivre et autant vous dire que ça met l’eau à la bouche tant ça promet d’aventures, de découvertes, d’explorations….
Niveau 1 : Être humain, plus nul tu meurs !
Les jeux video sont la seule chose qui rende la vie
supportable.
Almanach d’Anorak, chapitre 91, vers 1-2

Vous qui êtes ici amateurs de lectures remplacez jeu video par livre et je n’ai pas besoin d’expliciter un peu plus je pense…
L’almanach est fondamentale dans la quête au centre de l’histoire et du coup avec cette présentation, ça fait très « Bible ». Metaphore d’ailleurs développée tout au long du roman. 
Niveau 2 : La réalité ça ne m’enthousiasme pas plus que ça,
mais c’est encore le seul endroit où l’on peut faire
un repas correct. 
Groucho Marx.

Pour ceux qui l’ignore G. Marx n’est pas un philosophe communiste (ça c’est Karl) mais l’un des Marx Brothers…Oui un autre registre. Et là on a un début de la descente,, ou de la révélation car autant vous le dire maintenant, ce livre sil est le triomphe du geek est aussi un regard sur le geek et son décalage, sa mise en dehors volontaire du système social… et tout ce que le monde virtuel ne peut lui apporter… genre des trucs bêtes comme chou… de quoi se maintenir en vie. 
Niveau 3 : Sortir de chez soi, c’est vraiment très surfait.
Almanach d’Anoral, chapitre 17, vers 32.

On pourrait penser à un retour en arrière mais en fait non (déjà parce que ce vers…et, se trouve avant le premier) et ensuite parce qu’il dénote une certaine ironie.

En gros avec ces trois citations plus la petite accroche du début, je pourrais vous résumer le livre, car elles sont bien représentative de ce qui va se jouer en fond. 

Mais passons à des choses un peu plus fun : L’histoire de base. Un gamin Wade Owen Watts (franchement WOW comme initiales dans un livre sur fond de jeux video c’est quand même trop la classe même si c’est, pour reprendre une expression qui trainent bien chez les geek (m’en fout j’ai le droit je suis geek sur pleins de bords) « Obvious » ) n’a que l’OASIS super système virtuel pour s’évader et même vivre dans ce monde futuriste glauque à souhait et pas si lointain que ça… (2044 c’est quand même dans une 30ène d’années donc, on est sencé y vivre, donc on a tendance à s’y projetter quand on lit le livre et croyez moi, là même moi je troque mes bouquins pour un super système et une connection sûre). Le résumé est très bine fait donc je ne détaille pas plus.

Le coup de la chasse à l’oeuf de pâques est juste une idée génialissime de mon point de vue car elle mêle à une chose « geek » (loeuf de paques = un truc, généralement fun et un peu anti conventions, caché dans le jeu qu’on accède par des portes dérobées) à quelque chose de plus commun La chasse au trésor. Et pour rester dans un parallèle encore plus courant, la chasse aux oeufs que nos parents planquent le jour de paques. Bref une véritable bouffée de souvenir d’enfance. Souvenirs d’enfance à cela près que l’enfance prend une teinte beaucoup moins agréable quand les méchants débarquent vraiment. 

Ces méchants, les sixers m’ont fait penser pendant tout le livre aux space invaders (sisi je vous jure vous connaissez forcement au moins de vue), du coup je me suis rappelée quand gamine je jouais à ça sur la vieille console atari que je ne sais plus qui avait passé à mon frère et qu’il m’avait passé quand il a récupéré la nitendo NESS. J’étais trop nulle.
Bref Voilà le point, le gros, très gros point fort du bouquin pour moi qui suis née à la fin des années 80… Une grosse partie de la culture pop mentionnée est celle avec laquelle j’ai grandi. Du coup je me suis éclatée avec les références, enfin pas toutes car je suis passée à côté de bons nombres  que j’ai repéré et sans doute tout autant d’autres que je n’ai pas vu, car c’est aussi ça qui est cool avec ce livre. Il y a plusieurs niveaux de référence, celles qui sont très explicite comme le Rocky Horror Picture Show, celle un peu moins comme la mention de Will Weaton (the big bang theory) président des U.S.A. et puis des plus obscur encore quand il est question de debattre sur l’existence ou non de vie sous la croute glacée d’Europe (L’odyssée de l’espace tome 2 et tome 3 en partie). Et je ne vous parle pas de musique où j’ai pas mal retrouvé des trucs que j’écoute encore, mais surtout les films avec Blade Runner, Legend, retour vers le futur, (le heros possède qaund même a un moment une DeLorean ! Une DeLorean quoi… (et même un X-Wing….) C’est délicieux, tout simplement. 

Et je vais m’arrêter maintenant pour les références sinon je vais y passer une éternité et vous ecrire tout le livre ici. 

Certes les plus jeunes peuvent être dérouter et ne pas percevoir certaines de ces références, ne pas comprendre les petites subtilité techniques propre à chaque machine au centre des quêtes,  mais il a clairement l’avantage de faire retomber des gens comme moi dans l’enfance.

Au delà de cet aspect purement référentiel, l’histoire dans le monde réel a quelque chose de dérangeant. Mais dérangeant dans le bon sens du terme. Je m’explique. Le coup de la Multinational IOI (qui au passage ecrit comme ça j’ai justement envie d’écrire LOL => si ça c’est pas une blague je sais pas ce qu’il vous faut. Dès le début ils ne sont pas crédible. Comme sils avaient une chance de gagner avec un tel acronyme) qui cherche à mettre la main sur un empire financier, culturel et tout et tout (car la population de ce futur-pas-si-lointain Vit dans l’OASIS, il y vit vraiment)  vraiment phénoménal… et bien reflechissez 30 secondes.. sans vouloir être alarmante c’est un peu déjà ce qu’il se passe avc toute les multinationales qui se bouffent les unes les autres et qui se rachetent et qui se détournent de leurs buts premiers…

Les univers de jeux sont très intéressants car ils ne se limitent pas seulement aux vieux jeux video, On peut y retrouver des elements plus contemporains dans le graphiques suggérés. Et notamment le coup des clés et des portails qui m’ont fait penser, allez compredendre pourquoi aux esthétiques de Spiro ou de CTR en mode advendture. La visualisation mentale est très interessante car on passe sans problèmes d’univers dessinés à des univers plus dur, presque filmés et réels. On cotoie vraiment un peu de tout. L’oeil n’est jamais perdu dans ce roman malgré certaines longueurs (tout roman à ses longueurs) notamment dans les scènes de combat ou les scènes contres les sixers qui se repetent un peu je trouve. 

La fin est évidente, classique, usuelle, digne d’un jeu de plateau… mais en même temps quand j’ai postulé à ce livre ce n’était pas pour connaitre la fin mais bien pour m’éclater dans un univers que je connais et que j’ai retrouvé avec délice.
Les personnages sont bien équilibrés, ni trop gentils ni competement stupide. Bien sur il y a une histoire d’amour et là je dis chapeau… une histoire d’amour geek… mais une vraie histoire d’amour geek.
Mention spéciale pour le personnage de Aech, alors là je ne l’avais pas vu venir. Je n’en dit pas plus mais joli !
Pas de pleurs mais quelques moments assez intenses au niveau des émotions

La plume, du moin la traduction, est fuide et discrete. Agreable. On lit sans faire attention, le texte défile tout seul sous les yeux. 

Au final, le cocktail est très bien réussi, You Win. Ouvrage qui fait se sentir bien, juste après. 


¤ Conseil


Amateur de jeux video ne passez pas votre chemin, ce livre vous donnera quelques xp en plus (et un tas de bonnes astuces en bonus)

PS === > > > Mumuzer vous bien

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