Leo, La catastrophe

¤ Leo
La catastrophe,
Les mondes d’Aldebaran, cycle 1 – Aldebaran, 2005
Dargaud

¤ 4ème de couverture

Les mondes d’Aldebaran. Les deux cycles existant de la collection des Mondes d’Aldebaran constituent incontestablement l’une des plus captivantes série de science-fiction de ces dernières années. L’auteur y raconte l’effort de l’Humanité dans ses premières tentatives pour coloniser les planètes lointaines. Kim, confrontée à bien des aventures et des défis, débute son périple sur la planète Aldebaran, puis sur Betelgeuse. Elle croisera d’étrange créatures, affrontera les dangers de mondes inconnus et subira les dégats provoqués par la folie des hommes.

Leo, son auteur, met en scène dans Aldebaran puis Betelgeuse et bientôt Antarès, une fantastique épopée humaniste.
 
 
¤ Avis

Premier tome d’une série de bande dessinée (trois cycles de cinq tomes et un de trois tomes) SF que j’ai emprunté à mon coloc hier soir. Non que je manque de choses à lire (notamment un manuscrit et deux SP que je n’oublie pas), mais comme mon coloc s’est relancé dans cette lecture et bien ça m’a envie de découvrir cet univers étalé sur les étagères d’une des rares bibliothèque de l’appartement qui ne contient pas de lire à moi…

J’avoue que je n’ai pas l’habitude de lire des BD, non que je n’aime pas, au contraire je trove ça assez sympa et certaines ont été de beaux coups de cœur, mais j’ai déjà tellement à faire avec des livres qui me font envie… Et puis il faut bien reconnaître qu’une BD c’est quand même super cher pour le temps qu’on y passe (ok il y a le dessin, mais même en étant attentive à ce point-ci je ne passe pas trois heures dessus…).
 
Bref. La catastrophe, premier tome du premier cycle des Mondes d’Aldebaran, Aldebaran. Assez rapide à lire – une petite heure pour une cinquantaine de pages – mais bien plaisante. Globalement j’ai bien aimé ma lecture, mais concrètement je ne pense pas que je me serais naturellement dirigée vers cette série (comprenez l’acheter en librairie, l’emprunter en bibliothèque…). Pourquoi ? Et bien pour la simple et bonne raison que malgré le chouette petit moment passé en sa compagnie, rien ne m’a vraiment foudroyé.
Je m’explique
 
Déjà l’aspect visuel. Certes il n’y a rien à dire sur la qualité du dessin qui est quand même bien agréable à regarder – c’est bien fait, proportionné, avec des jeux d’ombres sympas, un petit effet « peinture » quand on a des gros plans assez chouette même – mais ça ne parle pas à mon petit cœur. Je ne me suis pas retrouvée béate devant une seule vignette. Vous savez ce petit truc qui vous fait littéralement buguer, plonger dans une contemplation pure… Alors effectivement « toutes » (et c’est un bien grand mot) les BD que je lis et apprécie ne sont pas des œuvres d’art, et heureusement, mais il y a dans ces cas-ci d’autres choses derrière qui me titillent. Prenez par exemple le cas des Tuniques Bleues (puisque j’en ai chroniqué un tome sur ce blog). Le dessin n’est pas exactement ce que je qualifierais ainsi (contrairement aux planches du Dorian Gray de E. Corominas ou certaines de Courtney Crmrin de T. Naifeh pour rester avec des exemples de ce blog), mais derrière les Tuniques Bleues il y a une partie de mon enfance/adolescence. Bref, malgré tout il y a quand même quelques éléments qui m’ont vraiment plu, surtout dans les plans rapproché comme le demi visage du prêtre p.48. Selon mon humble avis il s’agit là de la vignette la plus expressive de ce premier opus. On ressent bien là tout le côté dangereux du personnage. Sans doute est-ce ça aussi qui me laisse un peu avec cette impression post-lecture : les expressions des personnages. Ils semblent lisses… enfin non pas lisses, mais leurs expressions faciales sont trop douces par rapport aux violences des faits, émotions (par exemple Nellie lorsque sa soeur et Marc se « liguent » contre elle p.35)…
 
Puis le texte. Bon honnêtement sur ce point là, je n’ai rien à dire, si ce n’est qu’il y a quelques répétitions et tournures qui auraient mérité plus de finesse ou de souplesse, mais bon il faut quand même que j’arrête de chercher la petite bête . Et puis pour un BD, le texte est plutôt bien fourni ! Juste une petite chose sur laquelle j’ai tiquée : les « hi hi hi » de Pad… Bon rien à faire que ce soit dans un roman, un BD, un statut facebook… j’ai ce truc en horreur. Je ne sais pas trop j’ai l’impression que ça veut forcer le lecteur à penser « rire » et je n’aime pas quand on me force… Bon un ou deux à travers tout l’opus, je ne dis pas, mais là c’est trop.
 
Au delà de ces aspects, l’histoire a l’air intéressante. Oui je fais un avis sur un tome 1 d’une BD, donc autant vous dire que l’intrigue est à peine ébauchée pour l’instant, mais ce premier tome rempli parfaitement son rôle d’accroche. Au delà des petits couacs mentionnés ci-dessus j’avoue que je suis bien curieuse de tout. Pourquoi ? Et bien parce qu’on ne sait rien ! Enfin presque. Certes le tout début de la BD avant même que l’histoire commence présente une carte d’Aldebaran avec des élements sur la faune, la flore, le climat, des comparaisons avec la terre… puis on a rapidement la mention d’une expédition terrienne, d’une colonie et là paf hop SF party plus de nouvelle de la Terre. Pourquoi, comment ? Hey moi j’aime bien la SF alors je veux savoir ! Et puis ce coup des animaux marins inconnus ou des profondeurs qui viennent aussi près de la côte, de l’eau qui se solidifie, de cet espèce de créature meurtrière et dévastatrice… je veux savoir !
Je suis également pas mal intriguée à propos de cette société dirigée par des prêtres… bref la connaissance d’Aldebaran en tant que terre et en tant que société me titillent les doigts d’aller m’emparer tout de suite des autres tomes…
Bon en revanche la pseudo histoire d’amourette à sens unique, le béguin de la petite sœur Kim… mouais ça je ne suis pas fan, mais il y en faut pour tout les gouts non ?

En ce qui concerne plus spécifiquement les personnages, je n’ai pas pour l’instant d’attrait particulier. Nellie ne me fait ni chaud, ni froid quant à Marc et bien il pourrait être assez intéressant si il n’était pas sans cesse obsédée par l’idée de plaire à Nellie. Quand à Kim, qui d’après la 4ème de couverture, semble être l’héroïne principale et bien je dois dire qu’elle me tape quand même sacrément sur les nerfs dans la seconde partie de la BD. En revanche, sa curiosité du début me plait bien. Pad est bien à son image : un fou pervers sur les bords qui franchement me donne l’envie de mettre des gants mappa avant de l’approcher. La journaliste Gwen soulève des questions assez intéressantes et j’avoue que j’aimerais bien savoir ce que cache Driss.
 
Au final, rédiger un avis sur le seul premier tome de cette série ne me semble pas super pertinent. Je ne suis qu’au début d’une aventure, comme si je rédigeais un avis sur le premier chapitre d’un roman… Du coup il y a encore beaucoup de choses en suspens mais que j’ai hâte de dénicher… Je vous en reparle donc à la fin du premier cycle des Mondes d’Aldebaran…

¤ Conseil

Bien évidement que je conseille cette BD (quoi qu’on puisse dire, penser, tout est bon à lire), mais avant de donner un avis plus tranché je vais quand même lire le reste

 
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