Jean Vigne, Néachronical

¤ Jean Vigne,
Néachronical,
Tome 1 Momento mori, 2014
Tome 2 Post-mortem, 2014
Tome 3 Manus dei, 2015
Ed. Chat Noir, coll. Griffe sombre.

¤ 4ème de couverture

– Tome 1

Après avoir fait le mur pour aller à un rendez-vous nocturne, Néa, 15 ans, se réveille à demi-embourbée dans les marais locaux. Sur le chemin du retour, l’esprit embrumé, elle tente de rassembler des souvenirs qui lui échappent. D’autant plus qu’une fois chez elle, ses parents, sous le choc, lui apprennent que son absence a en fait duré plus de cinq ans.
C’est désormais une jeune femme qui doit reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, c’est à dire au lycée. Seulement, le fossé avec ses camarades se creusent de jour en jour, pas seulement à cause de l’âge, mais également parce qu’une série d’événements inexplicables la rend différente du lycéen lambda. Et du genre humain…

Maintenant, Néa n’a plus qu’une idée en tête : retrouver la mémoire afin de comprendre ce qu’il lui arrive.

– Tome 2

Avoir découvert ce qu’il s’était passé pendant ces cinq années effacées de sa mémoire n’a pas aidé Néa à com-prendre ce qu’elle était devenue. Après une vengeance et une trahison, voilà qu’elle se retrouve abandonnée dans un cimetière, entourée de cadavres et de forces de l’ordre un rien agressives.

Beaucoup trop d’obstacles sur la route de cette jeune fille qui la ralentissent dans sa quête de vérité : découvrir enfin sa nature et pourquoi la Mort rôde ainsi autour d’elle.

– Tome 3

Par trois fois, on m’a laissé pour morte.

Dans l’ombre d’un seul et même homme.

Le temps de la vengeance est enfin venu.

¤ Avis

Bien bien bien…. Me voilà sortie de cette belle aventure que fut l’histoire oh combien particulière de cette chère Néa et là je sèche… Non parce que je ne sais pas quoi dire, mais bien parce que je ne sais pas trop comment le dire tant l’histoire me reste encore toute présente en tête avec les frissons dans le dos, la chair de poule sur les bras, le ventre noué et le reste du tralala selon les passages qui me viennent en tête. Oui vous l’aurez bien compris j’ai vécu à fond – c’est peu le dire – les trois tomes de Nea Chronical (Momento mori, Post mortem et Manus dei) et j’ai bien du mal à m’en sortir. D’ailleurs, heureusement que ma lecture actuelle – De la nature de Lucrèce – est radicalement différente, car un autre roman tout de suite enchaîné aurait sans doute pâti de la douce claque littéraire que je me suis prise.

Comme souvent je me suis laissée corrompre par ma meilleure amie, tenancière de ce bazar de la littérature que nous fréquentons tous avidement. Toutefois, elle n’avait pas non plus à beaucoup insister car déjà la couverture du premier opus me titillait les yeux depuis sa sortie. Les choses en entraînant une autre je me suis retrouvée au salon Fantasy en Beaujolais (petit salon du côté de chez moi que je suis depuis sa toute première édition et qui donc est mon salon chouchou) où les éditions du Chat Noir présentaient – entre autre – le second volume. Résultat des courses : Copine Meli + l’auteur + l’éditeur = + 2 dans la musette à bibi… pour partir sur l’étagère (oui je sais je file me cacher d’avoir laisser ces livres sur l’étagère au lieu de les caler directement dans mon sac à main et sur ma table de nuit). Le chemin du temps se faisant je me suis retrouvée aux Imaginales sans les avoir lu et paf j’y ai pris le tome 3 et en ai profité pour commencer la lecture de cette saga d’affilée (l’avantage d’attendre pour lire une saga étant qu’on peut se la faire en entier et donc ne pas se retrouver à la fin d’un tome en maudissant l’auteur de nous frustrer autant comme cela aurait forcément été le cas avec Néa Chronical).

Donc, Néa Chronical c’est trois tomes et trois ambiances différentes. Bon point car pas une seule minute du coup je ne me suis lassée. J’ai vraiment aimé flirté avec une bonne partie des « sous-genre » de la littérature de l’imaginaire. Fantastique, horreur, gore un peu aussi, fanstay on peut dire et même SF si on pousse un chouill’…. sans parler du côté polar/thriller qui affleure de temps en temps. Pas de chamaillerie comme ça. Enfin ne prenez pas non plus peur devant ce florilège, le tout reste très organisé et se coule progressivement les uns dans les autres pour nous raconter les histoires des différents personnages à la sauce qui lui convient le mieux, l’auteur ne s’enquiquinant de rester dans un genre/sous-genre juste parce qu’il a commencé comme ça.

Autre point qui m’a plu et fortement attiré : les titres de tomes. Outre l’aspect « latin » j ‘ai vraiment aimé la signification, le poids qu’ils portent en eux et la résonance qu’on retrouve entre les pages des romans. Au moins ils sont clairs et posent le décor.

Momento Mori, souviens-toi de la mort. Avec un tel titre il est évidement qu’on ne s’attend pas à rigoler à toutes le pages.

Post-Mortem, pas besoin de traduction je pense. Il nous donne une transition entre les deux, ce qui va permettre au lecteur (et aux personnages) d’assimiler le bordel que l’auteur à décidé de mettre dans leurs vies.

Manus Dei, la main de Dieu. Là plus question non plus de rigoler, il est clair qu’il est question de vengeance et de vengeance divine (au sens large le « divine »)

Bon, je suis très schématique comme ça, mais en vrai ça l’est beaucoup moins, d’autant que les séparations tome à tome ne sont pas forcément très nettes dans ma tête vu que j’ai enchaîné les livres.

Il y a également un fait très intéressant à l’intérieur des tomes : les lignes temporelles.

Premier tome = une seul, le présent, celui de Néa.

Second opus = deux temps, le présent de Néa et un passé plutôt médiéval.

Troisième opus = trois temps principaux (je ne compte pas la petite incursion antique d’Hesat qui n’apparaît qu’une seule fois au contraire des trois autres) celui d’un passé médiéval très connu, celui du présent de Néa et un futur post-apocalyptique.

1 , 2 , 3. 1, 2, 3… je ne sais pas si ce petit fait est voulu de l’auteur, mais en tout je trouve que formellement c’est amusant et ça m’a bien fait triper car j’aime bien les jeux entre fond et forme.

Si l’on s’attaque désormais plus à l’histoire même (et là ça va être difficile de vous parler de ce qui m’a vraiment plus sans vous spoiler un mininum), belle claque aussi.

Le roman s’ouvre – au passage petit coup de cœur introductif : il y a une citation et j’aime quand il y a des citations en début de roman – et le lecteur est plus que plongé dans le vif du sujet. L’héroïne se réveille dans un lieu pas vraiment fait pour roupiller – un marécage glauque au milieu d’un foret sombre – et commence à nous mettre un peu la situation – plus que flippante en place. Donc il s’agit de Néa Ledestin et, après avoir eu peur avec et pour elle pendant deux pages, je commence à la prendre en grippe ! Ça commence bien me direz-vous… En effet la minette fait partie de cette catégorie classiquement appelée « ado rebelle et grande gueule » que je nomme moins sympathiquement «  abrutis décérébrés et inutiles ». Oui, vous l’aurez compris j’ai énormément de mal avec ce genre de personnages (et je vous rassure – ou pas – mais c’est pareil avec les êtres vivants du même acabit). Bref, à peine les premières pages lues je le sentais assez mal tant elle m’apparaissait à la limite du vulgaire. Rien à faire, ce n’est pas parce qu’elle a 15 ans que son comportement (le stéréotype du gamin capricieux qui se prend pour un adulte) est excusable pour autant. Bref je vais pas aller jusqu’à dire que ce qui lui arrive est bien fait pour sa pomme, mais je n’étais sans doute aussi compatissante que j’aurais pu l’être avec un personnage un peu plus posé.

Toutefois, le reste me plaisait vraiment. Être dans le flou comme ça, en savoir aussi peu que le personnage sur ce qui se passe…. Sans compter que la plume de l’auteur est particulièrement addictive… Et puis bon, il s’agit d’un livre des éditions du Chat Noir ! une maison que je connais et apprécie. Il y avait forcément plus. Et comme en plus je n’aime pas – mais vraiment pas – arrêter un livre…

Autant vous dire que je me serais mordue les doigts et tout le reste si j’avais céder à mes premières appréhensions face à Néa… Bon, même après trois tomes ce n’est clairement pas un personnage qui me fait rêver (d’ailleurs doit-elle faire rêver ? Après tout ce n’est pas parce que c’est l’héroïne que le lecteur doit forcément s’y identifier non ?), mais elle a su au fil des pages remonter dans mon estime. Il faut dire qu’il y a un décalage fou entre la Néa qui se réveille au début de l’histoire – l’ado attar… euh rebelle et grande gueule – et le personnage qu’elle est vraiment. Lorsqu’elle émerge dans le marais, elle a 15 ans dans sa tête et agit comme telle. Or, ils s’avère que 5 ans ont passé et elle aura beau essayé de reprendre sa vie là elle l’avait laissé, entre 15 et 20 ans il y a un sacré fossé. Fossé que les autres – parents et camarades de lycée – vont dans un premier temps entretenir, mais fossé dont elle va se rendre compte toute seule aussi… Et ça, ce genre d’évolution, de réflexion, c’est le genre de personnage que j’apprécie.

D’autant plus que, plus les pages défilent – et c’est le cas, elles défilent toutes seules tant on est pris dans l’intrigue – les intrigues – et l’action –, plus il s’avère que Néa n’est plus vraiment « normale ». Il y a ce truc étrange qu’elle développe avec les animaux, les matériaux et les morts… Oui cherchez le rapport… Autant vous dire que lorsqu’on a la réponse – dans le tome 2 – on reste sur les fesses !

Donc Néa n’est plus « normale », mais au final dans le tome 1 ce n’est pas tant ça qui compte vraiment. Elle cherche, elle se cherche et va trouver ce qui lui ait arrivé pendant ses cinq années d’absence… et là… On peut dire que peu de choses sont épargnées. Le roman est peut-être à classer parmi les ouvrages imaginaires et fantastiques en raison des éléments extra-ordinaires qui s’y passent, il n’en reste pas moins que les pires saloperies, les pires immondices de ce tome sont le fait d’êtres humains tout ce qu’il y a de plus humains. La bande à Barzan, le docteur Rosière… D’ailleurs, la force du dégoût que l’on a pour toute cette partie de l’intrigue qui les concerne vient sans doute du fait que c’est quelque chose qui est avéré, que l’ont voit pas de temps en temps dans les média. Jean Vigne va explorer avec eux toute une zone particulièrement glauque et crade de la réalité, digne des romans noirs, des thrillers et policiers sombres et plutôt flippantes.

Et comme l’histoire à tendance à se répéter, on rencontre dans les geôles cimentées des gros dégueus, Juliette, une jeune fille de 14 ans je crois, toute mimi, posée, apeurée (normal!) et réfléchie. Cette gamine m’aura autant énervé par moments qu’elle m’aura fait pleuré, notamment à la toute fin de premier tome. Cette scène-là est juste sublime. Je ne sais plus combien de fois j’ai eu les yeux tout humides, voire carrément inondés, pendant ma lecture des trois tomes, mais cette fois-là était sans doute l’une des premières.

Bref fin du tome 1 et là je me dis, mais oui, mais oui j’ai bien fait d’attendre d’avoir les autres opus avant de commencer ! Donc hop hop hop je range le 1 et prend le 2.

C’est là que séparer fond et forme devient compliqué. Plus haut j’ai parlé des lignes temporelles des différents opus… Et bien pendant tout le tome 2 je me suis demandé où l’auteur voulait en venir. On comprend que la trame médiévale est là pour souligner un mythe, une légende qui va avoir une importance dans la trame actuelle mais les indices sont complètement masqués. Il est question d’une vieille femme type sorcière des bois, d’un chevalier Guinard, d’une belle sorcière à l’aspect vampirique… Du coup, je ne savais vraiment plus. Devais-je chercher du côté des mythes et légendes comme ça me titillait au départ ? Ou bien devais-je plutôt partir sur la voie d’une invention pure de l’auteur ?

A chaque ligne j’avançais à tâtons. Pendant tout le premier opus je me suis retrouvée à tomber dans les pièges que l’auteur tendait. Dans le second, je voyais les pièges… mais y tombait quand même !

C’est vraiment avec ce tome que j’ai compris une chose à propos de la saga Néachronical et de son auteur : Ne jamais lui faire confiance, ne jamais penser que là c’est le max et qu’on va continuer tranquillement dans cette voie !

On retrouve donc Néa, toujours autant grande gueule, mais moins antipathique, plus mature. Elle va devoir faire face à pas mal de déboire qui vont la conduire à être en fuite « légalement » puisqu’elle se retrouve avec les forces de police aux miches qui en bons flics obéissants et que obéissants ne comprennent pas ce qu’ils voient quand les pouvoirs de Néa se manifestent. J’avoue que l’effet « film d’action limite à la Taken par moment » ne m’a pas déplu… Habituellement ce genre-là n’est vraiment pas mon truc, mais là ça passait tout seul. Bon le passage à l’aéroport était peut-être un chouill ‘ trop, mais ça. En parlant de Néa, j’ai aimé la sensibilité qu’elle développé à cause de ce que ses pouvoirs lui font faire. Sans aller jusqu’au dégoût de soi, cette aversion qu’elle éprouve pour ce qu’elle fait est vraiment touchante et si le passage à la fin du tome 1 avec Juliette m’a fait pleurer comme il faut, le passage avec l’armée de mort dans le cimetière est tout aussi poignante.

Post-mortem est surtout le tome des révélations. Celui de la nature de Néa, et ce que cela sous-entends, mais aussi celui de l’identité de Tod…

Tod… Voilà un des personnages les plus importants de la saga dont je n’ai pas encore parlé. Dans le tome 1 je l’aimais bien. En même temps, cet espèce de bûcheron fan de Motorhead, complètement stéréotypé, qui se retrouvait toujours au bon endroit au bon moment… Ouais un peu louche mais je l’aimais bien. Et puis on comprend qu’il est un peu là pour autre chose que le simple hasard. Il sait ce que Néa est, lui fait pas mal de vieilles crasses moisies et pouilleuses, mais bon je l’aimais quand même toujours assez à la fin du tome 1. Dans le 2…. c’est autre chose. Aussi quand on apprend son but, j’ai bien du mal à lui conserver ma sympathie… Tod, c’est un peu le Big Vilain de la saga et en même temps c’est le personnage le plus hallucinant ! Nan, mais juste WTF ! ! ! oui tout ça ! Tenez pour la peine j’en rajoute encore un ! Ça c’est ma réaction quand on apprend son identité et je crois bien que même quelques mois après ma lecture (oui je suis toujours méga à la bourre dans mes avis) je n’en reviens toujours pas ! Jean Vigne a osé ! Et pas qu’un peu ! Et pas qu’à moitié !

Malheureusement pour vous dire vraiment à quel point j’ai adoré cette lecture je serais obligée de vous révélé ce petit secret et je ne veux vraiment pas parce que selon moi c’est l’un des éléments les plus géniaux et inattendus et que je ne veux pas vous voler cette mise sur le cul.

Bref, revenons-en à Tod. Un sacré bâtard, bien tordu, bien Big Vilain, mais que j’adore. Y’a rien à faire. Tout dans l’histoire à partir de la révélation de son but à beau le montrer sous un jour de grand méchant, je l’adore ! Et merci, merci pour ça monsieur Jean Vigne, parce que parmi toutes les choses que j’aime dans mes lectures il y a celle de vouloir faire partie du camp des méchants parce que le méchant est classe et trop bien. Et c’est le cas avec celui-là.

Du coup, après la révélation Tod, celle de Sylva coule de source et même si le lecteur commence à ajuster les pièces les unes aux autres, ça reste quand même le sacré bordel… et là j’ai pris conscience d’une chose – encore. Cette histoire est beaucoup, mais beaucoup, plus complexe que ce qu’elle laissait apparaître au départ. Pas question de simplement se laisser guider par l’auteur. Certes à chaque fois que j’ai essayé de savoir ce qu’il se passait je tombais dans les pièges voulus par Jean Vigne. Pour autant le lecteur ne peut pas être passif. Il doit sans cesse chercher dans ce qu’il a déjà lu… et encore une fois c’est une chose que j’aime.

Et je blablate et je blablate et j’ai l’impression de ne rien dire… Je n’en suis encore qu’au tome 2 et pourtant cet article est déjà indécemment long. Toutefois si vous êtes encore là, parlons un peu du dernier opus.

Enfin juste avant petite mention spéciale pour Grognon… Je ne sais pas d’où l’auteur a tiré cette idée, comment elle a pu lui venir en tête… mais j’aime ! J’aime ! J’aime ! Et oui quand j’étais gamine je voulais un tigre blanc en guise d’animal de compagnie (toujours d’ailleurs avec une panthère noire et une chauve-sourie). Quand à l’idée d’avoir casé Juliette dans le corps d’un bûcheron oui ça a sa logique dans le roman, mais moi ça me fait penser et me fera toujours penser au bûcheron Juliette dans le 10ème royaume !

Bref nous voilà arrivés au dernier tome : Manus Dei. De loin mon préféré. Pourquoi ? Parce que plus haut j’ai parlé du caractère WTF de Tod… et bien Manus Dei c’est un roman entièrement WTF. Encore plus que dans le tome 2, je n’arrêtais pas de me dire « mais mais mais non ? Siiiii… »

Je vais devoir malheureusement être très courte car la moindre petite chose contiendrait trop de spoil, mais là on part selon moi dans de la belle et bonne SF. Pour les amateurs de fantastiques qui seraient un peu frileux avec ce genre-là, croyez moi, Manus Dei peut-être une bonne manière d’aborder doucement ce genre qui je le concède est un peu délicat.

Autant vous dire que l’auteur va loin, mais très très loin, dans son idée. Je pense que peu serait allé jusque là, mais lui a osé. Renverser l’ordre du monde pour servir son roman ? Même pas peur ! C’est sans doute en partie ça que j’ai aimé. Il va jusqu’au bout, qu’importe si c’est énorme et si ça peut faire peur. J’ai tendance à penser, à remarquer qu’aujourd’hui le lectorat dit « imaginaire » ne sort pas trop des sentiers battus. Certes, il s’évade, s’ouvre en dehors de la réalité, mais ne fait au final que flirter avec les frontières. Je sais que ce n’est pas vrai pour tous, je parle en général donc ne vous offusquez pas si vous ne rentrez pas dans ce que je dis. Toutefois force est de constater en lisant les avis et chroniques de divers ouvrages par divers lecteurs, que si par « malheur » l’auteur va loin dans son délire, le lecteur ne suit plus, trouvant que c’est « trop » et que « ça ne ressemble pas assez à ci ou ça de machin ou bidule que j’aime ». Mouais… comment dire … Je ne lis pas un roman pour retrouver les idées présentent dans un autre. Et avec cet opus Jean Vigne nous montre clairement que c’est lui l’auteur. Il veut faire un truc, partir dans une direction complètement folle, barrée qui peut paraître à milles lieux de son point de départ ? Et bien il le fait.

Il y a juste une chose que je ne pardonne pas : Grognon. C’est. Pas. Juste !

Au final, terminer cet avis est particulièrement frustrant car je ne peux pas vous parler de mon tome chouchou sans vous révéler trop d’élément important du coup il va falloir que vous lisiez cette saga. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas pris un tel coup. L’histoire est particulièrement imaginative, ne s’enferme pas dans un genre et prend la possibilité de naviguer d’un genre à l’autre tout en offrant une réécriture surprenante de l’un des plus grand mythe de la littérature. J’ai oublié de parler de pleins de choses, notamment le changement de personne d’écriture en fonction du point de vue du personnage, mais je pourrais continuer encore pendant des pages et des pages et j’avais promis des avis plus concis… Je conclurais donc sur un « c’est un coup de cœur » que vous devez lire.

Petit point en plus : Les couvertures de Mina M qui outre le fait d’être superbes (petit coup de cœur particulier pour la toute première qui nous renverse la tête… littéralement) sont un véritable reflet des romans et là quand on arrive à la toute fin qu’on les revoit aligné et bien on se dit …. ah mais bien mais c’est bien sûr ! » et ça j’adore !

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